<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088</id><updated>2012-03-20T19:36:53.516+01:00</updated><category term='Figures imposées'/><category term='La boîte noire'/><category term='Livres'/><category term='Le 52 bd Vincent Auriol'/><category term='Le monde tel qu&apos;il va'/><title type='text'>Mes pas dans ceux des errants</title><subtitle type='html'>Mes pas dans ceux des errants</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>14</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-9045417156415947070</id><published>2012-03-09T17:54:00.002+01:00</published><updated>2012-03-09T17:54:33.535+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le 52 bd Vincent Auriol'/><title type='text'>J'ai fait tapisserie !</title><content type='html'>Bonne nouvelle : pas de rejet !&lt;br /&gt;Passez tous un bon week-end !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-9045417156415947070?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/9045417156415947070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/03/jai-fait-tapisserie.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/9045417156415947070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/9045417156415947070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/03/jai-fait-tapisserie.html' title='J&apos;ai fait tapisserie !'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-2782132547895868067</id><published>2012-03-03T22:58:00.000+01:00</published><updated>2012-03-09T08:39:01.655+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde tel qu&apos;il va'/><title type='text'>Lu dans le Canard enchaîné</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne résiste pas... Il y aurait de quoi ouvrir un blog rien qu'à recenser ses bourdes, ses malhonnêtetés intellectuelles (si tant est…) et ses coups d’autorité.&lt;br /&gt;&lt;blockquote class="tr_bq" style="color: #444444;"&gt;« Nadine Morano en bleu de surchauffe&lt;br /&gt;Le lundi 27 février, Nadine Morano aussi était à l’usine. Contrite de ne pas être porte-parole de Sarko, elle s’occupe de sa propre campagne. Nadine avait donc rameuté son collègue du gouvernement Pierre Lellouche, prié de venir, dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle, à la rencontre des ouvriers de la sidérurgie. Pas de bol, elle a été informée, peu avant, que l’usine de Neuves-Maisons tournerait au ralenti : le lundi est jour d’entretien des laminoirs… Lundi matin, Morano demande donc que l’usine soit remise en service. Refus de la direction. La ministre prie alors le préfet de Meurthe-et-Moselle de se débrouiller pour rameuter des ouvriers. Un coup de fil au directeur du site, et hop ! des ouvriers sont mobilisés. Une cinquantaine de gars (sur 362), chargés de l’entretien et devant débaucher à 14 heures, acceptent de rester l’après-midi – moyennant le paiement des heures sup – pour regarder passer les deux ministres en blouse grise et casque blanc.&lt;br /&gt;C’est Morano qui régale sur son compte de campagne ? »&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Canard enchaîné&lt;/i&gt;, mercredi 29 février 2012, page 2.&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe width="459" height="344" src="http://www.youtube.com/embed/bM1RV4Mufy8?fs=1" frameborder="0" allowFullScreen=""&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon sang, les oubliettes de l'histoire sont toujours occupées quand on en a besoin...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-2782132547895868067?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/2782132547895868067/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/03/lu-dans-le-canard-enchaine.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/2782132547895868067'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/2782132547895868067'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/03/lu-dans-le-canard-enchaine.html' title='Lu dans le Canard enchaîné'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/bM1RV4Mufy8/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-5822401620597728728</id><published>2012-03-02T19:48:00.000+01:00</published><updated>2012-03-09T08:40:24.923+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le 52 bd Vincent Auriol'/><title type='text'>La première danse ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai attendu de nombreuses heures assis sur une des chaises du couloir, sans bien savoir pourquoi je la préférais aux confortables fauteuils de la salle de repos, sauf à avouer chercher dans le regard des infirmières la mesure de la gravité : certaines avaient bien naturellement tiqué en apprenant que je venais, suite à la biopsie de vendredi dernier, faire une prise de sang à la recherche des anticorps anti-HLA et voir en consultation le docteur V… Ça sentait le rejet humoral à plein nez. Mais elles sont fortes ces infirmières, puisqu’elles n’ont pas tardé à se recomposer le sourire que je leur connais. De son côté, le docteur T. a pris le temps de venir me rassurer : ce n’était rien, ou pas grand-chose, peut-être moins encore, « mais c’est au docteur V. de l’expliquer », dit-elle…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’étais calme, comme je le suis le plus souvent, parce que la sidération ne m’a plus quitté, mais aussi parce que, pensée magique oblige, il y a, quelque part en moi, la certitude que si je ne me fais pas remarquer par la poisse lorsqu’elle passe en reniflant dans le couloir, j’échapperai au plus dur.&lt;br /&gt;Dans l’une des chambres de l’hôpital de jour, où sont installés ceux d’entre nous qui vont le plus mal, qui sont les plus fragiles, j’entends le docteur V. qui s’adresse à monsieur B., un vieux monsieur que l’on poussait dans un fauteuil tout à l’heure : « Comment vous vous sentez, monsieur B. ? Ça va bien ? »... Sa voix est forte, parce que le vieux monsieur est peut-être un peu dur de la feuille, et surtout, après un instant silencieux, elle reprend, sur un ton plus virulent : « Mais moi j’y crois monsieur B. ! J’y crois très fort même ! Vous savez, des bien plus mal en point que vous s’en sont tirés ! » J’imagine que monsieur B. a eu un sanglot ou que des larmes silencieuses ont coulé dans les sillons de ses joues, mais je ne pense qu’à la voix du docteur V. Je suis ému par sa conviction, par les mots qu’elle a choisis et qui l’engagent presque… Dans le couloir, les quelques malades et leurs familles se sont tus, tous l’écoutent. Tous nous espérons, si un jour nous devons être dans cette petite chambre, que le docteur V. prononcera ces mots ou quelques autres qui diront aussi bien l’avenir au milieu duquel elle nous voit plantés, inamovibles.&lt;br /&gt;Plus tard, dans son bureau, je n’ai pas osé lui dire à quel point elle m’avait touché, à quel point, aussi, j’aime son hochement de tête confiant lorsqu’elle regarde le moniteur où bat mon cœur avant de dire : « Il est parfait. » Il est parfait, mais quand même : la biopsie a effectivement montré de quoi s’inquiéter légèrement. Mais ce serait curieux, vraiment, que je fasse ce rejet humoral aussi tardivement. Et puis, la dernière recherche des anticorps anti-HLA, faite au mois de décembre, n’avait rien montré. Mais quand même… Va-t-on tout de suite lancer le traitement de choc, au cas où ? Une semaine d’hospitalisation à Tenon, un nouveau cocktail de médicaments et surtout une plasmaphérèse, cinq heures par jour, tous les jours… Je vois bien qu’elle hésite… « En plus, la personne qui lit habituellement vos biopsies était absente… Je préfèrerais qu’elle la voie, elle rentre lundi »… Dans son regard posé sur moi, je devine l’intense activité de son cerveau qui pèse le pour et le contre, et je retrouve exactement le regard, un instant, du généraliste que j’avais en 2001, juste avant qu’il ne décide de m’envoyer faire la prise de sang qui allait lancer la grande machinerie infernale. À un moment, j’ai presque l’impression qu’elle attend que je lui souffle la réponse, ou qu’en tout cas, j’évoque devant elle un de ces symptômes qui l’aideraient à trancher – alors je me contente de sourire, bêtement, et je le lui redis : il n’y a pas pire que moi pour l’examen clinique, parce que je suis incapable de faire le tri entre les choses normales, les troubles épisodiques et les signes inquiétants… « C’est ma première transplantation, vous savez… » Ça l’amuse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis, le temps reprend son cours normal : elle cligne des yeux, joue un peu avec sa bouche. « On attend lundi, les résultats de la prise de sang et la nouvelle analyse de la biopsie ». Elle a tranché.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est presque 16 heures. J’envoie un sms à ** pour lui confirmer la séance de ciné, le dernier Guy Maddin, et je file à Saint-Michel pour acheter des livres, des contes surtout, que je pourrais emporter avec moi lundi soir si je dois être hospitalisé. Les contes, c’est encore ce que j’ai trouvé de mieux pour l’hôpital…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe width="459" height="344" src="http://www.youtube.com/embed/xzn4xFkK6J8?fs=1" frameborder="0" allowFullScreen=""&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est loin d'être le meilleur enregistrement que j'ai entendu...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-5822401620597728728?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/5822401620597728728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/03/la-premiere-danse.html#comment-form' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/5822401620597728728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/5822401620597728728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/03/la-premiere-danse.html' title='La première danse ?'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/xzn4xFkK6J8/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-3660672256270860752</id><published>2012-02-28T01:29:00.002+01:00</published><updated>2012-03-09T08:40:39.169+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le 52 bd Vincent Auriol'/><title type='text'>Le bal des débutants</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’attendais cela avec un mélange d’impatience et d’appréhension. L’attente. Ils m’avaient tous dit que c’était inévitable – sans que je sache bien si c’était là vérité absolue ou juste un moyen de me préparer, au cas où. Impatience. Il me semblait que plus il se faisait attendre, plus ses effets seraient dévastateurs. Ce n’est pas ainsi qu’il faut voir les choses, je le sais bien, mais que voulez-vous : quand vous n’avez prise sur rien, il ne reste que la pensée magique. Appréhension. Faut-il le préciser ? &lt;br /&gt;Première chose que j’ai dit à l’infirmier qui m’a téléphoné tout à l’heure pour me prévenir que la dernière biopsie, faite vendredi, signalait un petit rejet : « Pourtant, il n’y a pas eu d’oubli dans les prises ». Curieuse, cette syntaxe impersonnelle. À creuser. Quoi qu’il en soit, ça l’a fait un peu rigoler, et moi aussi, parce qu’on a dû penser la même chose : j’étais comme un gosse que l’on s’apprête à punir pour une bêtise qu’il n’a pas commise. « Bof, c’est souvent sans lien. » Je l’aime beaucoup cet infirmier. Il est drôle, il est intelligent. Je lui ai dit : « C’est de votre faute alors ! Il faut un coupable, ce sera vous. » On a rigolé tous les deux. J’étais encore au bureau, la nuit commençait à tomber. « Pour l’instant, on augmente les doses de Cellcept : vous passez à un gramme le matin, un gramme le soir. Venez mercredi pour qu’on fasse une prise de sang pour vos anticorps anti-HLA ». On a encore un peu plaisanté, puis j’ai raccroché. Peu après, j’ai croisé ma chef. Je lui ai dit que je ne serai pas là mercredi, que je viendrai jeudi à la place. &lt;br /&gt;Quand même : j’avais une envie folle de me jeter sur les médicaments que j’ai dans mon sac, sans attendre 20 heures. Par réflexe un peu paniqué bien sûr, le bon vieux réflexe de : plus on attend, pire ce sera. Et pour en foutre tout de suite plein la gueule à ces leucocytes qui ont infiltré le greffon. Et puis c’est passé. Après, j’ai commencé à éprouver physiquement tout un tas de trucs bizarres, comme un syndrome a posteriori du rejet. Qui a dit : « hystérie de conversion » ?&lt;br /&gt;Là, je me dis que j’appréhendais beaucoup ce premier rejet, tout en espérant secrètement faire partie de ceux qui n’en font jamais. Ou alors, si tout le monde en fait au moins un, être le premier à ne jamais en faire. Je pense que beaucoup de greffés ont ce fantasme. On le conserve, intact, le temps qu’on peut. Dans mon cas, 10 mois à peu près. Les signes physiologiques sont très variables d’un individu à l’autre, et ils sont si discrets, que lorsque vous vous en rendez compte tout seul, ça fait déjà un moment que le spectacle a commencé. À moins de vraiment bien vous connaître, mais là, il faut déjà en avoir fait plusieurs… Tout ça pour dire que je suis content d’en avoir fait un qui n’a débuté, vraisemblablement, que peu de temps avant les examens…&lt;br /&gt;Ça va et ça vient comme les vagues, comme la marée : les sentiments contradictoires. Et puis je fais le malin, mais il est plus d’une heure du matin, et je n’ai pas envie de me coucher…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À voir aussi : &lt;a href="http://tumourrasmoinsbete.blogspot.com/2010/09/avant-de-vous-passer-des-liens-vers-des.html" target="_blank"&gt;l'explication du rejet par le Dr Moustache&lt;/a&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-3660672256270860752?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/3660672256270860752/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/le-bal-des-debutants.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/3660672256270860752'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/3660672256270860752'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/le-bal-des-debutants.html' title='Le bal des débutants'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-7126969999348621387</id><published>2012-02-22T00:40:00.000+01:00</published><updated>2012-03-09T08:48:09.786+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La boîte noire'/><title type='text'>Éloge du faux-self</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n’aime pas la transparence dans les rapports humains, les gens qui croient pouvoir excuser leurs pires vacheries verbales en clamant : « Je suis comme ça, moi ! » ou encore : « Tu me connais, je dis ce que je pense ! », alors même qu’il s’agit, le plus souvent, de dire sans réfléchir aux conséquences tout ce qui leur passe par la tête, sans jamais faire exercice de ces filtres les plus élémentaires qu’on appelle autrement « délicatesse », « politesse » ou « diplomatie ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au contraire, ils croient à une vérité une et indivisible, bien évidemment en leur possession, et à laquelle vous avez droit sans avoir rien demandé. Car vous l’avez compris, je ne parle pas de ces situations, parfois désagréables, au cours desquelles on reçoit une réponse déplaisante, mais sincère et argumentée, à une question que l’on est en droit de regretter d’avoir posée. Je parle de ces vérités taillées à la serpe que l’on vous assène, au nom d’une supposée transparence. J’aimerais en profiter pour rappeler que la transparence est le propre du vide. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis toujours demandé jusqu’où allait la croyance aveugle de ces gens en leur sincérité. Croient-ils vraiment à la stricte identité entre leur intériorité et ce qu’ils expriment ? Croient-ils vraiment qu’il y a quelque chose en eux de vrai, juste et bon, où se puise leur conversation ? Croient-ils que ce qu’ils pensent n’est passé au travers d’aucun prisme ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils me mettent mal à l’aise, ils me brutalisent avec leurs sentences, même si, avec le temps, j’ai trouvé quelques petites phrases un peu cassantes qui les aident à relativiser l’impact – et même l’intérêt – de leurs assertions… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qui est au juste celui qui leur répond ? Je le reconnais à peine pour partie de moi-même et il me semble qu’au fond je n’aspire qu’à tourner les talons sans même répondre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vrai- et faux-self, pile et avers d’une même pièce, ne sont qu’entités purement théoriques. Si l’on se réfère à Winnicott (mais je vais prendre des libertés théoriques), l’un et l’autre, dans des proportions variables, composent le Soi. À une extrémité de l’échelle, n’avoir qu’un vrai-self : il faudrait qu’avant d’être cet adulte parfaitement affranchi du souci d’autrui, parfaitement libéré des conventions sociales, on fût un nourrisson n’ayant eu à subir aucune frustration, aucune contrainte ; en somme, n’avoir jamais eu à renoncer à la toute-puissance… Situation purement théorique, je l’ai dit : sans expérience des limites, pas de limites. Pas d’autrui, pas d’extérieur. Pas de soi, pas d’intérieur. À l’autre extrémité de l’échelle, n’être que faux-self : le vrai-self aura été à ce point menacé par les terrifiantes expériences infantiles, qu’il aura à peine émergé, qu’il sera en tout cas complètement dissimulé au monde. Certains théoriciens ont cru pouvoir définir différents degrés de cohabitation de ces deux entités, selon le degré de « domination » de l’une sur l’autre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus empiriquement encore, éprouver intimement l’expérience du faux-self, c’est ressentir par instant que personne ne vous connaît vraiment et en tirer une certaine fierté : quelque part en vous, ce qu’il y a de plus précieux, de plus fragile, est protégé du monde ; c’est simultanément en éprouver une tristesse infinie : vous croyez être faux, être menteur – et personne ne vous connaîtra jamais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vrai-self et faux-self, l’un et l’autre, tour à tour, tapis derrière le rideau, ne vous quittent pas des yeux, et vous jugent, parfois sévèrement, parfois complaisamment, lorsque vous êtes en société. Ils sont ce qui se trouble ou bien vous scrute lorsque votre regard ne se contente pas de glisser à la surface du miroir, mais y trébuche un peu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n’est pas une schize, et ayez une pensée tendre pour votre faux-self : c’est lui qui rend les choses à peu près supportables ; le faux-self, encore, retient l’enfant de douze ans qui pense un peu trop longuement à la paix que ce serait de passer cette corde autour du cou. C’est le faux-self qui sait que l’enfer, c’est les autres. Celui, encore, qui rigole quand rien ne va plus, celui qui vous autorise à ne pas répondre au téléphone, pour vous laisser écrire ou pleurer lorsque tout vous est arraché. C’est aussi lui qui, finalement, décroche le combiné pour dire que tout va bien et que l’on peut vous laisser tranquille… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le faux-self, c’est celui qui vous laisse de moins en moins, à mesure que les années passent, vous répandre en jérémiades auprès de vos amis, mais qui accepte tout de même, parfois, de se retirer de l’écriture, l’espace d’un blog. Qu’on me pardonne de ne pas être ici comme ailleurs. Disons que les proportions, la présence de l’un et de l’autre de ces &lt;i&gt;self&lt;/i&gt;, ne sont pas les mêmes là et autre part… Laissez-moi le bénéfice de l’incohérence de mes mondes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-V1napujsLuQ/T1m1mUsYiwI/AAAAAAAAAFw/ZT_TjHXcTPo/s1600/magrittenottobereproduced.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-V1napujsLuQ/T1m1mUsYiwI/AAAAAAAAAFw/ZT_TjHXcTPo/s320/magrittenottobereproduced.jpg" width="258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-7126969999348621387?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/7126969999348621387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/eloge-du-faux-self.html#comment-form' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/7126969999348621387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/7126969999348621387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/eloge-du-faux-self.html' title='Éloge du faux-self'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-V1napujsLuQ/T1m1mUsYiwI/AAAAAAAAAFw/ZT_TjHXcTPo/s72-c/magrittenottobereproduced.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-5594397533146923301</id><published>2012-02-21T18:40:00.002+01:00</published><updated>2012-02-21T23:05:39.862+01:00</updated><title type='text'>Une chaîne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.kabaod.com/" target="_blank"&gt;Kab-Aod&lt;/a&gt; m'invite à répondre à un petit questionnaire et, en suivant, à inviter onze personnes à répondre à onze nouvelles questions.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mes réponses&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;1 – Hamburger ou sashimi ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le thon rouge va me dire merci, mais il ne devrait pas : il y a peu de choses que j’aime moins que le poisson cru (non fumé). Qui plus est, je pense qu’il est de très bon ton de répondre, presque outragé : « Oh, mais sashimi voyons ! ». Je vais donc dire « hamburger », un mauvais rictus au coin de la bouche. Cela dit, à présent, de toute façon, ni l’un ni l’autre. (Comme quoi je polémique vraiment par plaisir.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;2 – Falaises d'Écosse ? plages des Antilles ? quais new-yorkais ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n’ai a priori aucun goût pour les destinations dites de rêve. Un quai new-yorkais pour y surprendre le « suicide » d’un indic’ ou les falaises d’Écosse pour pouvoir m’y fossiliser de rêveries. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;3 – La pluie vous empêche-t-elle de vous promener ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;A priori&lt;/i&gt;, non. Sauf si elle est glacée. Lorsqu’elle est légère et en lutte contre l’éclaircie, c’est même un plaisir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;4 – Quel serait votre animal-totem ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aucune idée. Je ne sais pas exactement ce que cela impliquerait. Mais j’aime les vaches pour leur indifférence feinte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;5 – Avez-vous choisi votre actuelle source de revenus ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Disons que mon profil professionnel n’est pas (complètement) le fruit du hasard. Mais on m’aurait dit, il y a dix ans, que je travaillerais là où je suis à présent, j’aurais éclaté de rire. Avant de me défenestrer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;6 – Quelle attitude serait rédhibitoire chez un(e) potentiel(le) partenaire pourtant hautement sexy ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’arrogance. La vanité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;7 – Humanisme façon Renaissance ? érudition monomaniaque ? idiotie contemplative ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma propension à baver et à postillonner me ferait volontiers pencher pour la troisième. Idéalement, l’humanisme façon Renaissance, mais, de fait, j’aime creuser les sillons. (Déformation universitaire ?) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;8 – Parmi les fêtes du calendrier ou les anniversaires personnels, quelle date vous émeut tout particulièrement ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 15 novembre. Le 3 mai. Des histoires de fantômes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;9 – Avez-vous lu l'un de ces onze livres ?&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;Le Livre de John&lt;/i&gt; (Michel Braudeau), &lt;i&gt;Amers&lt;/i&gt; (Saint-John Perse), &lt;i&gt;Précis de décomposition&lt;/i&gt; (Cioran), &lt;i&gt;Le Soleil et l'Acier&lt;/i&gt; (Mishima), &lt;i&gt;Glamorama&lt;/i&gt; (Brent Easton Ellis), &lt;i&gt;Je mange un œuf&lt;/i&gt; (Nicolas Pages), &lt;i&gt;Le Fils de l'Homme&lt;/i&gt; (Robert Silverberg), &lt;i&gt;Astéroïde &lt;/i&gt;(Jean-Pierre Luminet), &lt;i&gt;La Quête du Graal&lt;/i&gt; (récit moyenâgeux cautionné par Yves Bonnefoy), &lt;i&gt;Le Horla&lt;/i&gt; (Maupassant), &lt;i&gt;Livingstone le goéland&lt;/i&gt; (Richard Bach).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et même plusieurs. Mais je n’ai relu que &lt;i&gt;Le Horla&lt;/i&gt;. Il me trouble toujours autant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;10 – Si une religion vous était imposée, laquelle préféreriez-vous subir ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sans doute le shintoïsme – ou peut-être une autre religion polythéiste. Une religion animiste en tout cas. J’ai le goût des offrandes et, lâché en pleine nature, je me prends facilement à ériger des totems. La figure du Père des monothéismes m’inquiète. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;11 – Comment vivez-vous l'ennui ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour moi, l’ennui, c’est avoir entre 13 et 16 ans, et regarder par la fenêtre, sur les coups de 16 heures, au mois de novembre. Dès lors que ces trois conditions ne sont plus réunies…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Les questions que je pose...&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1 &lt;i&gt;– Quelle superstition vous accordez-vous ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;2 &lt;/i&gt;&lt;i&gt;– Le premier film vu au cinéma... Quel souvenir en gardez-vous ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;3 &lt;/i&gt;&lt;i&gt;– Quelle chanson n'êtes-vous pas très fier d'adorer ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;4 &lt;/i&gt;&lt;i&gt;– Votre dernier fou-rire ? A quel propos ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;5&lt;/i&gt;&lt;i&gt; – Histoire ou géographie ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;6 &lt;/i&gt;&lt;i&gt;– Si la réincarnation devait exister, quelle personne célèbre (ou non) aimeriez-vous avoir été ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;7 &lt;/i&gt;&lt;i&gt;– Votre chiffre préféré. Que vous évoque-t-il ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;8 &lt;/i&gt;&lt;i&gt;– On est entre nous, vous pouvez bien me le dire... croyez-vous aux extraterrestres ? Aux fantômes ? Au Yéti ? Justifiez-vous...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;9 &lt;/i&gt;&lt;i&gt;– Le dernier livre lu ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;10 &lt;/i&gt;&lt;i&gt;– Quel métier vouliez-vous faire enfant ? Quel métier aimeriez-vous exercer à présent ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;11 &lt;/i&gt;&lt;i&gt;– Quelle phrase aimeriez-vous taguer sur un mur ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Les blogueurs auxquels je les adresse&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Tout comme Kab-Aod, je ne les préviendrai pas ; par ailleurs, je n'en désigne que 7 (je ne suis pas intime avec tant de blogueurs ! et certains ont déjà été invités à participer : ainsi meurent les chaînes...) + 1&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://leblogdelancelot.hautetfort.com/" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Lancelot&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://agirlcalledgeorges.blogspot.com/" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Georges&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.olivier-autissier.com/blog/index.php?" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Olivier Autissier&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://calystee.blogspot.com/" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Calyste&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;strike&gt;Joss &lt;/strike&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strike&gt;&lt;i&gt;Patrick-Antoine&lt;/i&gt;&lt;/strike&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://alaubeducrpuscule.blogspot.com/" target="_blank"&gt;Caly&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La plume qui vole&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strike&gt;&lt;i&gt;Rouge-Cerise&lt;/i&gt;&lt;/strike&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://jaylog.over-blog.com/" target="_blank"&gt;Jay&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;S'il passe par ici, et bien qu'il ne soit pas blogueur, j'aimerais avoir les réponses d'Al West...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-5594397533146923301?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/5594397533146923301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/une-chaine.html#comment-form' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/5594397533146923301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/5594397533146923301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/une-chaine.html' title='Une chaîne'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-8334961642939441620</id><published>2012-02-14T17:21:00.001+01:00</published><updated>2012-03-09T08:40:54.320+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le 52 bd Vincent Auriol'/><title type='text'>14 février...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chers tous, chers autres &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous le savez, le 14 février est la journée des fleuristes, des espaces culturels, des restaurants – et j’en passe. C’est également un petit peu la fête du sexe obligatoire (du sexe qui dit : merci). Mais pas que.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est aussi la Journée nationale des cardiopathies congénitales.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les Frères et Sœurs transplantés de la perpétuelle béatitude m’ont très clairement menacé : si je ne relaie pas leur message, ils reprennent le cœur pour le donner à quelqu’un qui le mérite vraiment.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je pourrais facilement vous faire culpabiliser – je tiens ce don de ma mère –, en évoquant tous ceux qui, sur un lit d’hôpital, attendent que d’imprudents fêtards embrassent un platane. Je ne le ferai pas. L’idée même d’indécence m’est étrangère. Par ailleurs, je précise que tous ne sont pas aussi adorables que moi – mais la plupart seront moins ingrats et râleurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ces temps difficiles d’espoirs étiolés, de lendemains désenchantés, d’idéaux abîmés (et j’en passe), je lance un vibrant appel au don (d’organes). Pour votre peine, et en contre-partie, je vous fais quelques promesses solennelles :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-        vous quitterez ce cycle infernal d’incarnations improbables (cette fois, vous êtes vous, mais la prochaine fois, ce sera encore bien pire) ;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-        70 vierges vous attendront au paradis couché(e) sur de vertes prairies, paré(e)s de leurs seuls piercings d’or et de pierres précieuses ; ils auront l’hymen riant ou le testicule frétillant ;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-        vous serez assis ni à droite ni à gauche de Dieu, mais sur ses genoux : un saint calendrier, immortalisant cet instant, sera remis en mains propres à votre famille par le Saint-Esprit lui-même en personne ;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-        vous serez l’élu de tous les élus ;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-        vous serez le kiki de tous les kikis.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et ne vous inquiétez pas, on accepte quasiment tout le monde, même vous. Oui, même VOUS ! Oui, même si vous avez un peu gobé du temps de votre… « splendeur ». Oui, même si votre hygiène corporelle laisse un peu à désirer.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je précise qu’il est inutile de m’envoyer vos organes par la poste : 1/ Je n’en ai pas l’utilité pour l’instant (mais gardez-moi quand même un rein) ; 2/ Je n’ai qu’un freezer.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus sérieusement, sachez qu’en France, on part du principe que vous êtes consentant présumé au don d’organes, mais les équipes médicales ne vont jamais à l’encontre de l’avis des familles : il vaut mieux en parler autour de vous ou avoir sur vous une carte de donneur qui aidera les soignants à être plus convaincants…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.dondorganes.fr/IMG/pdf/carte_de_donneur_2011.pdf" target="_blank"&gt;http://www.dondorganes.fr/IMG/pdf/carte_de_donneur_2011.pdf &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais envie d’en parler aujourd’hui – la note précédente n’y est sans doute pas complètement étrangère. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-8334961642939441620?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/8334961642939441620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/14-fevrier.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/8334961642939441620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/8334961642939441620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/14-fevrier.html' title='14 février...'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-1229702242363597361</id><published>2012-02-12T21:44:00.003+01:00</published><updated>2012-02-12T23:19:56.673+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Juliette Schweisguth, Mon ombre épaisse et lente (haïkus)</title><content type='html'>Grâce à l'un de ses amis poètes, les haïkus de Juliette vont être édités. Ils sortiront le 3 mai, chez &lt;a href="http://www.pippa.fr/" target="_blank"&gt;Pippa&lt;/a&gt;. Pour ceux des visiteurs intéressés, un bon de souscription est d'ores et déjà disponible, &lt;a href="https://docs.google.com/open?id=0B88_-uwTgNjKN2ZjMTU2NDAtOTg2Mi00MWU1LWJhMWMtNDFmZDkzMmYxMmQx" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;La totalité des ventes sera reversée à deux associations chères à Juliette, l'&lt;a href="http://www.ancc.asso.fr/" target="_blank"&gt;ANCC&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.heartandcoeur.com/" target="_blank"&gt;Heart and Cœur&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juliette Schweisguth, &lt;i&gt;Mon ombre épaisse et lente&lt;/i&gt; (haïkus)&lt;br /&gt;Éditions Pippa, coll. "Kolam Poésie"&lt;br /&gt;Couverture et intérieur ivoire&lt;br /&gt;72 pages - Format 12&amp;nbsp; x 18 cm - 12 €&lt;br /&gt;ISBN : 978-2-916506-37-1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai du mal à avouer que Juliette aurait été contente de cette publication, tant je crains toujours ce que l'on fait dire à nos morts... Tout ce que je peux prétendre, c'est que ce travail de collecte avait été initié par elle, que je l'y avais aidée, que son ami Thierry s'est dépensé, je crois, sans compter pour établir cette édition et trouver un éditeur. Et ça, je le sais : Juliette espérait tisser un jour d'elle-même un être-livre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-1229702242363597361?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/1229702242363597361/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/juliette-schweisguth-mon-ombre-epaisse.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/1229702242363597361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/1229702242363597361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/juliette-schweisguth-mon-ombre-epaisse.html' title='Juliette Schweisguth, Mon ombre épaisse et lente (haïkus)'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-3031685148288154672</id><published>2012-02-07T18:53:00.000+01:00</published><updated>2012-02-07T18:55:20.401+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Marie Depussé, La nuit tombe quand elle veut</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-vqHNBOiKSQg/TzFkyutqCXI/AAAAAAAAAFk/aGrRItIkDuk/s1600/livre-la-nuit-tombe.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-vqHNBOiKSQg/TzFkyutqCXI/AAAAAAAAAFk/aGrRItIkDuk/s1600/livre-la-nuit-tombe.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 11pt; line-height: 115%;"&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;NE PAS PLEURER. JAMAIS.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous aurez tout le temps pour le faire, au coin d'une rue froide, un jour de soleil, ou même au cimetière, si c'est là que vous pleurez.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ne pas se mélanger avec l'autre, ça s'appelle une séparation. C'est difficile. Mais c'est ce qu'il vous demande, sans mot, parce que si vous vous vautrez sur lui en pleurant, il ne reste plus personne, dans la chambre devenue vide, entre lui et la mort. C'était vous qui occupiez cette place, comme un mur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il arrive, alors c'est terrifiant, que le très malade s'amuse à tester la solidité du mur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un jour où l'angoisse, malgré votre présence, est trop grande, ou un autre jour, où il a envie de toucher du doigt son seul luxe, la force de votre amour. Alors il vous appelle par votre nom, au secours, et il vous dit sa peur à l'état brut.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Je vais crever, tu m'entends, je vais crever.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[...]"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous n'êtes pas loin, alors, de crever vous aussi. L'intérieur du corps se vide, il ne reste plus que l'angoisse qui vous fait exploser le cœur. Tous les nerfs, tous les muscles se tendent autour de ce vide qui ne se remplira pas, jamais. Vous n'avez plus qu'une voix, tout le corps passe dans cette voix, et dans vos yeux reste un regard. Entre son regard et le vôtre on pourrait glisser un couteau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est à vous que le mensonge, la vulgarité de ce mensonge, fait mal. Lui, il entend que le mur tient, même si ce n'est pas un très beau mur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[...]&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lui, est-ce qu'il vous méprise pour la vulgarité de votre mensonge ? Peut-être.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous ne le saurez pas. Et la honte sera votre affaire.&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 11pt; line-height: 115%;"&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 11pt; line-height: 115%;"&gt;&amp;gt;&amp;gt; &lt;a href="http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&amp;amp;ISBN=978-2-8180-1423-3" target="_blank"&gt;http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&amp;amp;ISBN=978-2-8180-1423-3 &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-3031685148288154672?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/3031685148288154672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/marie-depusse-la-nuit-tombe-quand-elle.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/3031685148288154672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/3031685148288154672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/02/marie-depusse-la-nuit-tombe-quand-elle.html' title='Marie Depussé, La nuit tombe quand elle veut'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-vqHNBOiKSQg/TzFkyutqCXI/AAAAAAAAAFk/aGrRItIkDuk/s72-c/livre-la-nuit-tombe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-1710070627776703516</id><published>2012-01-28T11:58:00.002+01:00</published><updated>2012-01-28T11:58:48.758+01:00</updated><title type='text'>Lettre à l'absente</title><content type='html'>J’ai rêvé de toi la nuit dernière, et encore celle d’avant. Est-ce parce que j’aimerais tant pouvoir te confier la portée de cette chose fragile et belle qui m’arrive – et qui balaierait presque l’absurdité intacte du travail ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crois pas m’avancer en te disant que ça t’aurait plu, avec moi, de me retrouver ainsi, au plus proche de nouveau de ce que je suis fondamentalement… Si tu me voyais, si tu pouvais sonder l’intérieur de mon esprit (j’allais écrire cœur, ou même âme, mais il est trop tôt encore : je ne veux deviner aucun sourire ironique sur les lèvres de ceux qui tomberont sur cette lettre)… si tu pouvais voir à l’intérieur de moi, donc (et tu le pouvais), tu retrouverais tout ce que je croyais avoir été saccagé de la beauté et de la fragilité. Tout est intact, malgré tout, ou tout a été restauré, ou tout a été retrouvé, je ne sais pas. Sur les objets timides du monde en moi, à peine la poussière du temps. Et rien des désillusions qui nous conduisent si souvent à couvrir d’un drap noir les choses lointaines. Tu m’aurais demandé son prénom. Tu aurais souri avec moi. Tu aurais dit te souvenir de lui, et tu m'aurais décrit quelqu'un d'autre. Tu m’aurais parlé de &lt;i&gt;L’Echarpe&lt;/i&gt;, ce texte que tu aimais tant et auquel tu pardonnais tout. Tu aurais évoqué nos histoires passées, P., G., et le Funambule pour moi, F., A. et P. pour toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu m’aurais demandé si je renie mes dernières histoires, et j’aurais répondu que &lt;i&gt;non&lt;/i&gt;, mais que &lt;i&gt;ce sont des histoires de grandes personnes, qui bannissent un peu, quand même, le flottement du rêve&lt;/i&gt;. A un moment, on aurait rigolé de tout cela, et un peu du reste. Et puis on se serait resservi à boire. Et aussi, tu m'aurais pris les mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu me manques tellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christophe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/K1cqn3UDmp4/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/K1cqn3UDmp4&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/K1cqn3UDmp4&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-1710070627776703516?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/1710070627776703516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/01/lettre-labsente.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/1710070627776703516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/1710070627776703516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/01/lettre-labsente.html' title='Lettre à l&apos;absente'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-6016162548197199282</id><published>2012-01-01T00:01:00.000+01:00</published><updated>2012-01-01T12:19:37.781+01:00</updated><title type='text'>Bonne année</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/--4cgDM8xkSg/Tv8xltw3i1I/AAAAAAAAAFc/-2OoIGyGQJc/s1600/Bonne+ann%25C3%25A9e+2012.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="270" src="http://3.bp.blogspot.com/--4cgDM8xkSg/Tv8xltw3i1I/AAAAAAAAAFc/-2OoIGyGQJc/s400/Bonne+ann%25C3%25A9e+2012.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-6016162548197199282?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/6016162548197199282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/01/bonne-annee.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/6016162548197199282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/6016162548197199282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2012/01/bonne-annee.html' title='Bonne année'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/--4cgDM8xkSg/Tv8xltw3i1I/AAAAAAAAAFc/-2OoIGyGQJc/s72-c/Bonne+ann%25C3%25A9e+2012.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-7493668791739554518</id><published>2011-12-30T00:49:00.000+01:00</published><updated>2012-03-09T08:38:19.806+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La boîte noire'/><title type='text'>Le livre du père</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis quelques années déjà, monpère écrit ses mémoires. Pendant longtemps, il se livra à ce passe-temps avec toutela nonchalance qui le caractérise, écrivant quelques pages à l’occasion,écrasant malencontreusement les fichiers, égarant les textes… Je le sensaujourd’hui davantage menacé par le vieillissement, angoissé par les trous demémoire, inquiet de ce qu’il va nous laisser, soucieux de livrer sa version desfaits, de se justifier peut-être. Il me donne régulièrement ses textes à relireavec l’alibi de l’orthographe, mais il le fait surtout, je crois, pour pouvoirdiscuter avec moi de ce que dit son texte. De ce qu’il ne dit pas.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Lire ce que furent son enfance etson adolescence, décrites avec le ton léger qui est le sien, m’amuse gentiment.Bien que tout ne fût pas toujours facile, que sa mère eût bien peu d’argent, toutest très largement passé au prisme d’une nostalgie joyeuse&amp;nbsp;: les espoirsde l’après-guerre malgré les difficultés économiques, les jeux de l’enfance avecles copains dans une campagne à la limite du chromo, le &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Journal de Spirou&lt;/i&gt;, &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Tintin&lt;/i&gt;,la pêche et les lance-pierres&amp;nbsp;; puis le rock américain, les bals, lespremiers émois amoureux, les vacances en vespa… Tout son texte semble suivreune ligne directrice assez imparfaitement assumée, celle des sentimentsamoureux, dégageant une idée qui m’est familière de longue date&amp;nbsp;: mon pèreest un homme incroyablement sentimental et romanesque. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Au restaurant, peu avant Noël, ilm’a expliqué que son récit allait à présent aborder la rencontre avec ma mèreet les longues, très longues, années qui ont suivi. Je l’ai senti tâter leterrain, essayer de savoir jusqu’où il pourrait aller dans la confidence, carson texte n’ambitionne absolument pas la publication (cela le dédouanerait alorsd’à peu près toutes les responsabilités…), mais n’est destiné qu’à ses enfants.Il s’agit bien de l’écriture du roman familial, celui qu’il finira par noustransmettre à ma sœur et à moi. Je l’ai senti tenté de tout balancer, quitte àen faire des tonnes, rappeler que c’est pour nous qu’il s’est sacrifié en nedemandant pas le divorce avant notre majorité, faire de notre mère un dragonhystérique, gommer systématiquement les jolis aspects de sa personnalité.Enfoncer le clou. Se donner le beau rôle. En somme, redevenir le héros de samère dans cette famille qui ne comptait aucun homme –&amp;nbsp;du moins jusqu’auretour inopiné, des années après, de son père.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quand j’étais petit, je voyaisassez peu mon père, à tel point que j’ai même quelques souvenirs de l’étrangetéqu’accompagnait parfois son entrée dans la pièce où je me trouvais. Il étaittoujours en déplacement et quelquefois ne rentrait pas même du week-end. Etlorsqu’il était là, il passait une grande partie de son temps dans l’atelierqu’il s’était aménagé à côté du garage, ou alors dans le jardin, ou alors dansson bureau. Pour autant, il n’était pas véritablement froid, ni mêmeautoritaire, et je ne crois pas avoir jamais ressenti que je pus l’encombrerd’une quelconque façon. Simplement, il y avait –&amp;nbsp;il y a&amp;nbsp;– chez luiune forme d’absence, comme si son esprit était toujours, partiellement aumoins, ailleurs. Qu’on ne se méprenne pas&amp;nbsp;: j’aime mon père. Je l’aimepour ses qualités et pour ses défauts, pour son humeur étale comme pour sesmanipulations parfois infantiles. Je l’aime pour l’inquiétude qu’il a manifestéeces derniers mois&amp;nbsp;et pour son égoïsme naïf&amp;nbsp;; mais il y a comme unmalentendu persistant entre nous&amp;nbsp;: nous ne sommes pas sur le même plan. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Cela s’est produit un dimancheaprès-midi. Je devais alors avoir 16 ou 17 ans et, en quelques heures, à mesurequ’il me confiait pour la première fois ses difficultés matrimoniales, ladistance qui existait déjà entre lui et moi, par intermittence, s’est figée et,quelque part en moi, se décidait que cette distance-là serait désormais dédiéeà l’intellectualisation. De fait, elle n’a jamais été véritablement réduitedepuis. Un plan différent, donc&amp;nbsp;: lorsqu’il me parle, il me donne parfoisl’impression de s’adresser à un copain de régiment, ou de chercher monassentiment. De mon côté, je l’écoute volontiers, lui donne mon avis lorsqu’ilme le demande, essaie de dissimuler les rictus qui naissent à la commissure demes lèvres lorsque je le surprends en flagrant délit de mensonge amoureux. Encontrepartie, et il le sait, il le pressent tout du moins, il n’est pasautorisé à porter le moindre jugement sur ce qu’est ma vie, ce qui m’a autoriséà répondre sincèrement à ma sœur, autrefois, que je me fichais bien de savoirqu’il avait eu du mal à accepter ma sexualité.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En me parlant de son texte et descraintes qu’il avait quant à la réception qu’en aurait ma sœur, je lui ai ditque pas plus qu’elle je ne tenais particulièrement à apprendre certaines choses,que nous en savions déjà beaucoup, et depuis longtemps, qu’il ne pouvait s’attendreà ce que nous encaissions tout de même tout –&amp;nbsp;ou alors qu’il pouvaitabandonner certaines portions de son texte au posthume. «&amp;nbsp;Au moins avectoi, on peut en discuter, alors qu’avec ta sœur…&amp;nbsp;» J’ai pris la défense dema sœur, comme je le fais toujours lorsqu’il reprend cette antienne&amp;nbsp;: j’aidéfendu sa volonté farouche de ne plus se laisser envahir. Surtout, invitant monpère à ne pas être complètement dupe, je lui ai dit qu’elle et moi avionsadopté –&amp;nbsp;bien obligés&amp;nbsp;– deux stratégies différentes pour supporter lasituation, les non-dits, les fuites et les crises de larmes&amp;nbsp;: j’avaischoisi d’intellectualiser autant que possible nos relations, ce qui semblaitnous convenir à l’un comme à l’autre&amp;nbsp;; ma sœur, quant à elle, s’était abandonnéeà une autre forme de distance, beaucoup plus concrète, pour se préserver. Jecrois qu’elle a davantage souffert que moi de son enfance dans ce couple qui n’ajamais eu beaucoup de sens, avec le poids d’une responsabilité dont nos parentsn’ont jamais véritablement cherché à la délester&amp;nbsp;: c’est enceinte que mamère s’était mariée.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Avec son talent d’illusionniste,il a évacué cette conversation qui menaçait de l’entraîner sur un terraindésagréable en me disant, tout sourire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je suis étonné que tun’écrives pas&amp;nbsp;», oubliant que non seulement j’avais écrit un mauvais romanà l’âge de 19 ans, mais qu’en plus je le lui avais donné à lire. Je m’en suistiré moi aussi par une pirouette&amp;nbsp;exécutée dans nos rires : «&amp;nbsp;Net’inquiète pas, je vous réserve un chien de ma chienne&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Tu parles…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-7493668791739554518?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/7493668791739554518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2011/12/normal-0-21-false-false-false-fr-x-none.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/7493668791739554518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/7493668791739554518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2011/12/normal-0-21-false-false-false-fr-x-none.html' title='Le livre du père'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-758755479865723474</id><published>2011-12-19T00:22:00.000+01:00</published><updated>2012-03-09T08:41:26.123+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde tel qu&apos;il va'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La boîte noire'/><title type='text'>L'errance des sentiers</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À rebours peut-être des errances psychogéographiquesproposées par les situationnistes, je m’obstine quotidiennement à tracer lesentier de ma récupération, à écouter mon souffle et ses crispations, à jauger mesenvies de m’arrêter.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce matin –&amp;nbsp;je crois qu’il est un peu plus tôt que d’habitude&amp;nbsp;–,il n’y a encore personne dans le passage&amp;nbsp;; même les touristes, pourtant lève-tôt,n’ont pas investi les lieux, et descendent encore mollement lesescaliers de leurs hôtels, farfouillant dans les sacs à dos pour trouver lacarte de la ville. Jolie lumière du passage, un peu trouble et scintillantetoute l’année –&amp;nbsp;un peu plus encore en période de fêtes –, et qui ne laissepas deviner l’intensité du ciel, d’un bleu qui, comme aujourd’hui, sait être sipur à Paris, et qui nous ferait presque oublier les coutumiers ciels de novembre,ces ciels gris qui flottent à peine au-dessus de nos pas, qui pèsent si lourdsur les visages et les épaules.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-BI372pSutGk/Tve1Ik-b7BI/AAAAAAAAAC4/rqzOfet66oQ/s1600/IMG_0169.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" src="http://2.bp.blogspot.com/-BI372pSutGk/Tve1Ik-b7BI/AAAAAAAAAC4/rqzOfet66oQ/s200/IMG_0169.JPG" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;Le bébé cadum, restauré, fait son guignol avec sa tronche depremier de la maternelle. Il sent le verre de lait distribué par l’instituteuret les vaccins à la chaîne. Il dégage une douceur de chair à canon, ce bébépresque effrayant comme peuvent l’être les angelots de cimetière figés pour l’éternité.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et sur le boulevard, large et confortable, tous les rythmesde pas, et moi remontant le courant qui déverse du métro les travailleurs dutertiaire –&amp;nbsp;costumes de tous prix, petites tarlouzes hautaines quimarchent comme leurs héroïnes avec des gueules de &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;winners&lt;/i&gt;, cadres pas moins désespérés, dames à l’air revêche (têtesde chefs&amp;nbsp;– tout est dit), d’autres qui traînent la patte, font durer lecafé et la cigarette, et auxquels j’adresse mes sourires.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-LdIzbiG-Yb8/Tve2BFlLO8I/AAAAAAAAADc/_VL4H60qi_U/s1600/IMG_0171.JPG" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" src="http://3.bp.blogspot.com/-LdIzbiG-Yb8/Tve2BFlLO8I/AAAAAAAAADc/_VL4H60qi_U/s200/IMG_0171.JPG" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;Et puis une étrangeté&amp;nbsp;:l’absence du vieux monsieur barbu que je crois iranien ou turkmène, qui aabandonné momentanément ses affaires sur le trottoir.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-a1xRjJwIdyY/Tve2RqGHOlI/AAAAAAAAADo/pZw-S7tKOPk/s1600/IMG_0175.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="125" src="http://4.bp.blogspot.com/-a1xRjJwIdyY/Tve2RqGHOlI/AAAAAAAAADo/pZw-S7tKOPk/s200/IMG_0175.JPG" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;Plus loin, je m’arrête uninstant. Le souffle est bon, mais j’aime bien ces arbres dénudés morcelant leciel ou bien l’empêchant de tomber sur la toute petite place qui accueillera, un peu plustard dans la journée, la misère du coin, qui se chauffe près des bouches demétro, et se rince le gosier – pépie terrible quelle que soit la saison&amp;nbsp;–vautrée sur les bancs disputés aux pigeons, pigeons qui squattent encore, pourl’heure, l’entrejambe de la porte Saint-Denis sans plus craindre son lionridicule avec sa gueule de vampire. Qu’on aimerait les détester, ces ratsvolants, mais comme ils font pitié à cause de leurs pattes estropiées et deleur air définitivement con quand ils marchent. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Premières véritables odeurs du monde des vivants qui s’échappentdes épiceries aux étals impeccables. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ds9RzvA6bJ0/Tve2f9_1chI/AAAAAAAAAD0/yYu3yXA9xHQ/s1600/IMG_0183.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" src="http://4.bp.blogspot.com/-ds9RzvA6bJ0/Tve2f9_1chI/AAAAAAAAAD0/yYu3yXA9xHQ/s200/IMG_0183.JPG" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;Je devine qu’aujourd’hui je vais être contraint de ralentirun peu au niveau du square Alban-Satragne, là où gît d’habitude un autre vieuxmonsieur barbu, enroulé dans sa couverture, non loin de cette curieuse boursede la misère où les Roms se retrouvent, le matin et le soir, bébés dans lesbras, regards misérables suspendus, chiens en bandoulière, béquilles en vrac. «&amp;nbsp;Moi,c’est les chiens que je plains&amp;nbsp;», m’a dit l’autre jour ma mère, lors deson dernier passage à Paris. Je n’ai rien répondu cette fois, parce quereprendre inlassablement cette conversation, c’est accepter Sisyphe. Et puis jesuis confiant&amp;nbsp;: un jour, je la pousserai dans le canal et ça ira biencomme ça.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Selon les jours, le temps, la force, je prends le boulevardMagenta ou je poursuis mon ascension de Saint-Denis. Selon mon moral aussi&amp;nbsp;:à un certain endroit de Magenta, j’ai pensé deux ou trois fois à Juliette, sansbien comprendre le rôle joué par le paysage, par le contenu des boutiques ou lejeu des ombres sur le trottoir – est-ce que l’on sait&amp;nbsp;–, mais c’est devenudepuis systématique&amp;nbsp;: un réflexe pavlovien comme une brûlure. Cette fois, j’aienvie des odeurs épicées mêlées d’encens que je sais retrouver au-dessus de lagare du Nord. Tiens, aujourd’hui, il n’y a pas non plus ce jeune type à latchatche incroyable et à qui j’ai laissé ma monnaie l’autre jour, en me disantque la situation était devenue à ce point intenable que j’en arrivais àculpabiliser de donner à un peut-être plus «&amp;nbsp;armé&amp;nbsp;» que d’autres. Ilavait quelque chose d’un prince en exil.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-KFWivQkU4zI/Tve3HylU7rI/AAAAAAAAAEY/tsQIq5QXn_A/s1600/IMG_0196.JPG" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" src="http://1.bp.blogspot.com/-KFWivQkU4zI/Tve3HylU7rI/AAAAAAAAAEY/tsQIq5QXn_A/s200/IMG_0196.JPG" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Les marchands indiens commencent à installer les fruits etles légumes les plus étranges, qui resteront là avec leur mystère&amp;nbsp;: je merefuse à en savoir davantage, et les hommes s’agitent, rangent ou déballent lesmachines à coudre dans les boutiques de saris (Joss, la plume qui vole, c’estpour vous) qui m’iraient si bien si je consentais à m’épiler, toutes cescouleurs qui, à l’instar des odeurs, sauvent véritablement ce quartier. Là, àregarder cette rue qui prend vie dans le matin, j’ai la certitude qu’il s’enest fallu de peu que le quartier sombre comme bien d’autres&amp;nbsp;: ici aussiles Dabit sont morts, les petites usines ont fermé et les artisans ontabandonné leurs établis. Mais il y a les coiffeurs concentrés qui attendent lesclients en rêvassant devant les affiches de cinéma connues par cœur, les HrithikRoshan et les Aishwarya Rai, de quoi rêvasser jusqu’au métro Chapelle, et même au-delà,dans ce presque &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;no man’s land&lt;/i&gt; où lesvoies de chemin de fer, le vent glacial du boulevard, les souvenirs du bled s’enchevêtrentet enserrent le petit square anatopique tout droit venu de Pripiat, désert pourl’heure, mais bientôt lui aussi investi d’autres pauvretés. Ce matin sur Yahoo,en commentaires à l’article sur la noyade de 300 ou 400 migrants qui espéraientrejoindre les côtes australiennes, on pouvait lire «&amp;nbsp;Bon débarras&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;LesAustraliens sont plus chanceux que nous&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;Bon appétit auxrequins&amp;nbsp;». Envie de dégueuler mon petit-déjeuner et c’était bien fait pourmoi. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mes pensées s’apaisent&amp;nbsp;: les voies ferrées me fontparfois cet effet, avec leurs lignes pures et rythmiques qui strient un paysagequi dit le labeur et la sueur bicentenaires, qui dit aussi les révoltesadolescentes griffonnées sur les murs. Au loin le &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Nemrod&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: il y en a un dans chaque quartier, dans chaque villede France et de Navarre. Autrefois, Greg et moi avions fait le pari de nedormir, en voyage, que dans des hôtels ayant pour nom &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;LeCoq hardi&lt;/i&gt;, à peu près aussi nombreux. De sacrées surprises parfois. Celui-cinourrit ma sympathie sans raison véritable. Est-ce parce qu’il a des allures derésistant dans ce quartier où frappent les éventrations immobilières&amp;nbsp;? Est-ceparce qu’il est toujours un peu désert&amp;nbsp;? À cause de sa décorationintérieure entraperçue par la vitre&amp;nbsp;? Tout cela à la fois, et sonemplacement&amp;nbsp;: il est au croisement de deux rues et je crois bien que tousles cafés qui ont véritablement compté dans ma vie étaient à des angles&amp;nbsp;:c’est là qu’on y rencontre le diable.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quelques vieux déambulent rue de Chartres, le couvre-chef auvent et le regard pareil, en rejoignent d’autres, attroupés au pied d’un immeubleet qui discutent avec agitation, mais une agitation comme intérieure, presquesage, davantage que dans le cas des quelques jeunes qui, au métro Barbès,tiennent le plus grand bureau de tabac à ciel ouvert, avec les stocks dans depetits sacs en plastique à peine planqués sous les bagnoles.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-XOCnU_tq6H4/Tve3WP0lJEI/AAAAAAAAAEk/itrWwt3xYxw/s1600/IMG_0205.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" src="http://1.bp.blogspot.com/-XOCnU_tq6H4/Tve3WP0lJEI/AAAAAAAAAEk/itrWwt3xYxw/s200/IMG_0205.JPG" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;Encore quelques mètres à grimper jusqu’au métro Anvers. Delà la pente est douce, qui me mène dans cette partie si sage du 9&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;arrondissement, au bas de la rue Turgot, dans ce petit café que j’aime pour laserveuse si charmante, pour sa terrasse chauffée qui sent bon le tabac, pourses habitués –&amp;nbsp;la dame un peu âgée qui abandonne quelques heures chez euxson mari impotent, cet homme jeune qui se traîne des sacs de pharmacie aussilourds que les miens, quelques-uns qui sont sages tout comme moi, plongés dansleurs lectures ou dans l’écriture, petit café si sympathique dans la semaine,mais envahi le week-end par tout ce que le quartier compte de bobos àpoussettes&amp;nbsp;– Clémentine et Garance qui courent en tous sens… &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Un allongé, puis un autre, quelques pages noircies, quelquesrêvasseries aussi –&amp;nbsp;bras qui m’enserrent, blanc du cou que j’embrasse(vous n’en saurez pas davantage), avant de reprendre nonchalamment le cheminqui me conduira, en pente douce toujours, jusque chez moi.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://1.gvt0.com/vi/YX8hdlDTkxE/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/YX8hdlDTkxE&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/YX8hdlDTkxE&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-758755479865723474?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/758755479865723474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2011/12/lerrance-des-sentiers.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/758755479865723474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/758755479865723474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2011/12/lerrance-des-sentiers.html' title='L&apos;errance des sentiers'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-BI372pSutGk/Tve1Ik-b7BI/AAAAAAAAAC4/rqzOfet66oQ/s72-c/IMG_0169.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3864776453458459088.post-6961924578931928503</id><published>2011-12-18T00:20:00.000+01:00</published><updated>2011-12-28T17:55:40.097+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Figures imposées'/><title type='text'>Les ennemis</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-lgI9-iHl_RI/TvpRnz9z9_I/AAAAAAAAAFQ/e6j9UxrgTHo/s1600/Les+ennemis+copie.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-lgI9-iHl_RI/TvpRnz9z9_I/AAAAAAAAAFQ/e6j9UxrgTHo/s200/Les+ennemis+copie.jpg" width="103" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne crois pas avoir d’ennemis –contrairement à ce que peut suggérer le contenu manifeste d’un rêve fait il y aquelques jours et qui se terminait par une exécution en règle (une balle dansla tête, la mienne).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais si je me pose tout de mêmela question de l’ennemi, c’est alors immédiatement le souvenir d’Alexis D., unpetit garçon de mon école primaire, qui me revient en mémoire, et ce, alorsmême que les raisons de notre animosité réciproque sont perdues de longue date.Peut-être s’agissait-il d’une incompatibilité chimique ou d’un principeprimaire de quotas : il fallait bien se trouver dans la classe au moins unennemi, histoire d’avoir un exutoire dans cette microsociété catholique quinous parlait d’amour et d’amitié comme des seuls sentiments véritablementautorisés. Alexis reste &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;celui&lt;/i&gt; aveclequel je me suis battu&amp;nbsp;: nous étions en rang deux par deux à l’entrée dela classe et il était derrière moi. Un mot, un seul, oublié depuis, a provoquéma rage. Mais au fond, cela ne pouvait pas ne pas arriver&amp;nbsp;: il était mon ennemiet j’étais le sien, et nous nourrissions l’un pour l’autre une haine des plusoutrées, des plus romanesques, des plus archaïques également, et il aurait toutaussi bien pu être question de duels, de dague, de poison, de complot… Pourautant que je m’en souvienne, cette détestation n’était aucunement exempte d’hypocrisie,car il y avait des trêves, le temps pour chacun de compter ses alliés et de sedonner les moyens de quelque ultime vérification – est-il vraimentdétestable&amp;nbsp;? Oui, il l’est –, le temps de pactes de non-agression. Nousallions alors chez l’un l’autre pour les anniversaires, et je me souviens d’unesortie avec mon ami Bertrand et lui sur les bords de Seine. C’est d’ailleurs àl’occasion d’un de mes anniversaires qu’il est tombé dans le bassin auxpoissons rouges. Sa mère, hystérique, l’avait extirpé de l’eau pour lui collerune baffe magistrale que j’avais pris soin d’immédiatement graver dans mamémoire –&amp;nbsp;pour sûr, les beaux vêtements étaient mal en point, de même quesa dignité, et c’est en slip qu’il était reparti, le bras sur le point d’êtrearraché par sa mère qui le traînait en vociférant. Je ne sais pas ce qu’il estdevenu&amp;nbsp;: il fait partie de ces camarades qui ont disparu sitôt que lacloche a sonné sur la dernière journée de CM2. Mais, plus de dix ans après,allongé sur mon lit avec Caroline P., et alors que nous feuilletions un albumde mes photos de classe, elle s’écria, le désignant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ah, mais jele connais, lui, c’est Alexis ! Il venait souvent à la maison du temps où sonpère et le mien étaient amis.&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Après être resté quelques minuteséveillé, le temps de m’assurer que se dissipe complètement le réflexe d’unretour immédiat au cauchemar, je me suis donc rendormi, mais pour immédiatementplonger dans un autre rêve désagréable, impliquant justement Caroline – perduede vue depuis des années. Elle avait organisé une grande fête dans la maisonseine-et-marnaise de ses parents, une fête gigantesque qui essaimait de maisonen maison, pour bientôt s’étendre à toute la rue. Je déambulais donc dans lequartier, de plus en plus éméché, à la vague recherche de ces gens que j’avaispu connaître autrefois… Mais, au lieu du plaisir ou de la gêne desretrouvailles, de la curiosité des routes parcourues, j’éprouvais, à mesure queje m’éloignais de la maison, une sorte de tension qui allait crescendo, et jeme sentais de plus en plus menacé par un ennemi insaisissable et invisible,échauffé par l’alcool.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quelques mois après notre rupture,la fin d’une relation plus que vacillante, de ces relations soigneusement bâtiessur des fondations en sable, Caroline avait rencontrée K., un paranoïaquequ’elle m’avait présenté à l’occasion d’une grande fête que G. avait organisée.Je m’étais montré aimable, mais avait commis quelques maladresses – je n’étaispas supposé connaître l’appartement de Caroline –, à tel point qu’il avait déclaré,sitôt rentré, qu’il avait tout compris&amp;nbsp;: je ne sortais pas avec G. Il ne s’agissaitque d’une couverture&amp;nbsp;: en réalité, je n’étais pas même pédé et je me «&amp;nbsp;tapais&amp;nbsp;»Caroline («&amp;nbsp;Pauvre G., lui avait-il dit, qui ne se rend compte derien&amp;nbsp;!&amp;nbsp;») pendant que lui passait du temps en prison, séjoursrenouvelés du fait de ses activités professionnelles à haut risque de vendeurde (très mauvaise) héro. Il m’avait donc obligeamment prévenu qu’il allait venirme péter les genoux à la sortie du boulot, histoire de m’apprendre la vie et deme faire passer l’envie de coucher avec «&amp;nbsp;sa femme&amp;nbsp;», menace que jeprenais suffisamment au sérieux pour «&amp;nbsp;grave flipper ma race&amp;nbsp;», caril semblait m’avoir identifié comme le grand Autre persécuteur. Ainsi devenais-je,malgré moi, l’ennemi unilatéral de quelqu’un, expérience tout à faitdérangeante.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le mot «&amp;nbsp;ennemi&amp;nbsp;»recouvre une très grande variété de situations, au gré des adjectifs qui luisont accolés&amp;nbsp;: personnel, héréditaire, intérieur, intime… On pense en toutpremier lieu à l’ennemi de l’extérieur (l’autre quartier, l’autre couleur,l’autre pays), collectivement désigné, par les autorités le plus souvent, surla base de haines historiques et rances, lesquelles sont d’ailleurs soigneusemententretenues par des invitations plus ou moins appuyées à la vendetta ou à l’exercicede la loi du talion, mais aussi, à l’occasion sur la base d’une haine opportuneet à l’arbitraire si ironiquement souligné par Orwell dans &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;1984&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: les ennemis d’hier peuvent alors devenir des alliés –&amp;nbsp;etvice-versa&amp;nbsp;–, ruptures diplomatiques s’accompagnant de véritablesdépolarisations. &lt;br /&gt;Et comme chacun le sait&amp;nbsp;: pendant qu’on déteste le voisin, on ne se détestepas entre soi. Le psychologue Milgram s’était ainsi «&amp;nbsp;amusé&amp;nbsp;», àl’occasion d’un camp d’été, à dresser l’un contre l’autre deux groupesd’enfants, puis il les avait rabibochés à la fin du séjour en leur imposant unetâche qui ne pouvait être menée à bien qu’avec la participation et lacoordination des deux groupes.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En grandissant, je crois ques’égare largement l’idée de l’ennemi personnel (recruté parmi les camarades declasse ou non)&amp;nbsp;: on a quelques amis, beaucoup de personnes nous sontparfaitement indifférentes et quelques-unes franchement antipathiques. Malluné, on souhaite parfois à ces dernières l’enfer sur terre, mais on peineraità les qualifier d’ennemis, avec toute cette charge un peu mélodramatique parceque disproportionnée. En général «&amp;nbsp;sombre connard&amp;nbsp;» suffit. Et j’ai l’impressionque c’est tout en mesurant la douce immaturité qu’il y aurait à se cultiver desennemis. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Qui a des &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;ennemis&lt;/i&gt;&amp;nbsp;? Pour partie, les bas de plafond, dont la vieintérieure est si terriblement réduite qu’ils sont contraints d’être dans laréaction primaire, renonçant même parfois à leurs propres élaborationsémotionnelles au profit de celles qu’ils ont cueillies hasardeusement dans lesfeuilletons. Dans les bus, elles sont innombrables les Kevina des deux sexesqui braillent dans leur téléphone portable et évoquent en long, en large et entravers, leurs ennemies, souvent désignées par «&amp;nbsp;c’tepute/bouffonne&amp;nbsp;» auxquelles elles souhaitent les pires déboires,ourdissant pendant des heures les pièges terribles de leurs vengeancesauxquelles devront par ailleurs participer copains, frères, ex’, tous la proiede trois mythes&amp;nbsp;: rien ne vaut la transparence des attitudes et desconversations&amp;nbsp;; la vérité est une et indivisible&amp;nbsp;; et les relationshumaines sont factorisables (au sens mathématique du terme)&amp;nbsp;: les amis demes amis sont… les ennemis de mes amis sont… &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais quel adulte peut prétendre &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;sans rire&lt;/i&gt; avoir des ennemis&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Avait-ildes ennemis&amp;nbsp;?&amp;nbsp;», demande le commissaire à la veuve… Par principemême, le caïd – chez lequel on retrouve par ailleurs souvent des traits depersonnalité paranoïaques ou hystériques – a des ennemis. Par jeu, par ennui,par sentiment d’importance&amp;nbsp;: il faut être &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;important&lt;/i&gt; pour avoir des ennemis. Le paranoïaque a &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;un&lt;/i&gt; ennemi (parfois décliné en plusieurs),ceux qui se font tirer les cartes ont des ennemis (la dame de pique, perfide etenvieuse, toujours collègue ou belle-sœur), ceux qui se gonflent d’uneimportance qu’on est suffisamment con pour leur accorder ont des ennemis. Pluson se hisse sur les cimes du pouvoir, plus le nombre d’ennemis se multiplie,parce que les enjeux deviennent de plus en plus importants, parce qu’on ne peutse hisser seul et qu’il faut se trouver des alliés, et, enfin, parce qu’on sehisse &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;contre&lt;/i&gt; les autres. Et lorsquecelui qui est tout en haut de la pyramide est lui-même paranoïaque, le pire està craindre, car il imposera immanquablement à la nation tout entière l’idée d’unennemi intérieur. Cet ennemi-là est insaisissable, mais il faut le saisir toutde même. De là les larges coupes que ce combat requiert, car mieux vaut élaguerlarge, l’ennemi pouvant se dissimuler derrière n’importe quelle figure de lafamiliarité&amp;nbsp;: le père, l’épouse, l’enfant des voisins, l’ami révolutionnaire…Les régimes totalitaires se sont fait les tristes champions de cette quêtefantasmatique d’une élimination des ennemis de l’intérieur, identifiés selondes critères si instables, si opaques, qu’ils autorisent là encore toutes lesvolte-face. Dans &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Ninotchka&lt;/i&gt;, il y a cedialogue fameux :&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; – Quelles sont les nouvelles deMoscou&amp;nbsp;? &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; – Bonnes, excellentes&amp;nbsp;: lesderniers procès ont été une vraie réussite&amp;nbsp;: il y aura moins de Russes,mais ils seront meilleurs&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3864776453458459088-6961924578931928503?l=les-errants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-errants.blogspot.com/feeds/6961924578931928503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2011/12/les-ennemis_28.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/6961924578931928503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3864776453458459088/posts/default/6961924578931928503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-errants.blogspot.com/2011/12/les-ennemis_28.html' title='Les ennemis'/><author><name>christophe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05358780163968401217</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-lxXhhqFEOII/Tu9_qdTTqoI/AAAAAAAAABc/2dFvSNNw5Pc/s220/Photo_blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-lgI9-iHl_RI/TvpRnz9z9_I/AAAAAAAAAFQ/e6j9UxrgTHo/s72-c/Les+ennemis+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry></feed>
